01 — Le coup d'envoi

Plus qu'un simple
Match

Là où le football rencontre le commerce, l'innovation et l'opportunité. L'histoire de l'Afrique et des pays hôtes de la Coupe du Monde 2026 — les États-Unis, le Canada et le Mexique — qui partagent une longue tradition de liens forts qui dépassent le terrain.

02 — La feuille de match

La Coupe du monde mettra à l'honneur les meilleurs footballeurs du monde. Et pour la première fois, dix pays africains se sont qualifiés, ce qui signifie que le continent représente un cinquième des équipes qualifiées pour 2026.

Ce que beaucoup ignorent, c'est que l'Amérique du Nord et l'Afrique travaillent depuis longtemps main dans la main à travers des partenariats commerciaux, des échanges éducatifs et culturels, ainsi que des collaborations innovantes – une relation discrète mais solide qui s'étend bien au-delà du terrain de football.

Avant d'entrer sur le terrain, mettons-nous dans le contexte.

La feuille de match

É-U
  • US$83.4B Commerce total entre les É-U et l'Afrique
  • 2,968,817 Population née en Afrique aux É-U
  • US$56B IDE total É-U ↔ Afrique
Canada
  • CA$18.3B Commerce total entre le Canada et l'Afrique
  • 821,735 Population née en Afrique au Canada
  • CA$1.8B IDE total Canada ↔ Afrique
Mexique
  • US$3.23B Commerce total entre le Mexique et l'Afrique
  • 1,667 Population née en Afrique au Mexique

Le réseau des villes jumelées


Le saviez-vous ?

Aux États-Unis, des partenariats coordonnés, tels que le Programme de partenariat entre États (SPP) de la Garde nationale, ont permis de renforcer les relations et de partager les meilleures pratiques, ce qui a amélioré la coopération en matière de sécurité ainsi que les interventions en cas de catastrophe et l'aide humanitaire. À ce jour, 20 pays africains ont été jumelés à 20 États américains dans le cadre du seul SPP, ce qui a permis de tisser des liens et de renforcer les capacités afin de promouvoir la paix et la stabilité.

03 — Les perspectives d'avenir

Si l'occasion se présente clairement, pourquoi l'Amérique du Nord laisse-t-elle passer autant d'occasions sur le terrain ?

Pour certains pays, le manque d'infrastructures limite les voies d'accès aux marchés. Les ports, les routes, les voies ferrées et les liaisons aériennes directes restent sous-développés. Il peut être véritablement difficile d'acheminer des marchandises de l'Afrique vers l'Amérique du Nord.

Mais ce n'est pas impossible. Et à travers le continent, des régimes autoritaires comme la Chine et la Russie trouvent des moyens d'investir, obtenant rapidement un traitement préférentiel. C'est grâce à des partenariats avec des démocraties dans des régions comme l'Amérique du Nord que les pays africains peuvent trouver des partenaires qui aborderont les affaires sur un pied d'égalité, de manière transparente, éthique et respectueuse.

En collaborant avec les gouvernements et en tirant parti des talents du secteur privé tant en Afrique qu'en Amérique du Nord, il est possible d'approfondir les relations commerciales, de renforcer les liens et d'étendre les relations économiques. Nos pays possèdent le savoir-faire nécessaire aux affaires et les talents pour y parvenir.

Scène de rue à Yaoundé, au Cameroun : une chaussée courbe animée où voitures et taxis jaunes contournent un rond-point.
Nlongkak, Yaoundé, Cameroun

04 — La composition

Qu'est-ce qui s'écoule où ?

Comment faire passer le jeu (économique) à la vitesse supérieure ?

Croyez-le ou non, les bases sont déjà en place. L'Afrique et l'Amérique du Nord entretiennent des relations commerciales et d'investissement qui peuvent être considérablement renforcées. De quelles relations s'agit-il ?

Celles-ci ↓

Les États de tout le pays bénéficient des importations américaines depuis l'Afrique

Importations américaines depuis l'Afrique par État en 2025

Des bus de transport rapide violets circulent sur une route de Dar es Salaam, en Tanzanie, entre palmiers et gratte-ciel de verre modernes sous un ciel doré au coucher du soleil.
Dar es Salaam, Tanzanie

05 — La connexion africaine

4,6 millions de personnes issues de la diaspora africaine de première génération vivent dans les trois pays hôtes. Or, leur talent reste un atout sous-exploité dans les relations entre les deux continents. Ces communautés comblent déjà les fossés culturels, linguistiques et commerciaux et peuvent faciliter les échanges commerciaux.

Les supporters africains qui viendront assister aux matchs atterriront dans des villes où certains ont déjà établi une communauté. Mais l'importance de la diaspora va bien au-delà de cette familiarité. Les immigrants africains contribuent à l'économie, paient des impôts et comblent des pénuries critiques sur le marché du travail.

Les États et les provinces qui comptent les plus importantes populations d'origine africaine affichent systématiquement des liens commerciaux plus étroits avec l'Afrique. Le Québec entretient des échanges commerciaux réguliers avec l'Afrique francophone ; sa population d'origine africaine est désormais presque aussi importante que celle de l'Ontario. La croissance de la diaspora africaine dans les Prairies de la Saskatchewan reflète son leadership en matière d'exportations.

Et cela ne se limite pas aux flux commerciaux. Les professionnels d'origine africaine sont fortement représentés dans les domaines des STIM – médecine, ingénierie, logiciels – qui sont les moteurs de la compétitivité économique à long terme. Leur présence ne se contente pas de pourvoir des emplois, elle en crée.

Ces contributions de la diaspora sont corrélées à un développement économique significatif. Bien que cela ne signifie pas nécessairement qu'il y ait un lien de causalité, la tendance est trop constante pour être ignorée. La question n'est pas de savoir si la diaspora est un atout économique. Il s'agit plutôt de savoir si les décideurs politiques nord-américains sont prêts à la traiter comme tel.

Mais ce n'est pas tout : les Africains choisissent régulièrement l'Amérique du Nord comme destination.

Les communautés de la diaspora africaine de première génération prospèrent partout aux États-Unis

Voir les résidents par État

06 — Les favoris

Il est évident que certaines localités n'attendent pas.

Leurs stratégies offrent un modèle pour ce que d'autres pourraient faire.

À l'heure actuelle, les exportations du Texas vers l'Afrique rapportent des milliards à l'État de la « Lone Star ».

Si l'on suit la trace de l'argent, on aboutit toujours aux mêmes endroits : le Texas, New York, le New Jersey, la Californie. Et puis, le Maryland.

Ces États tirent profit du commerce avec l'Afrique. D'autres pourraient eux aussi en bénéficier en renforçant leurs relations économiques avec l'Afrique.

Californie, États-Unis

La Californie enregistre un volume d'échanges commerciaux bilatéraux de 4 milliards de dollars avec l'Afrique et compte plus de 200 000 résidents d'origine africaine, qui font partie intégrante de l'économie et de la population de l'État. Lorsque des matchs s'y dérouleront, il ne sera pas nécessaire de créer artificiellement ce lien… il est déjà présent sur le terrain.

Photo : Eric Garcetti (CC BY 2.0)

07 — Le coup de sifflet final

Plus qu'un simple
match

Le match sur le terrain dure 90 minutes, mais le partenariat qu'il incarne a le potentiel d'aller bien au-delà. La question est de savoir si les entreprises, les décideurs politiques et les communautés nord-américaines choisiront de consolider ce qui existe déjà afin que les deux équipes sortent gagnantes au coup de sifflet final.